Une disparition ne se classe pas.
Elle s’élucide.

Sans corps, sans explication et sans réponse, un dossier n’est jamais terminé. C’est un dossier qui exige que l’on continue à se poser les bonnes questions.

Un proche a disparu. Les semaines ont passé, puis les mois. On vous a parlé de départ volontaire, peut-être de geste désespéré. L’enquête semble ralentir, on ne vous rappelle plus, et vous sentez que le dossier glisse vers le classement. Beaucoup de familles qui consultent Maître Allary en sont là : elles ne demandent pas un coupable, elles demandent que l’on continue à chercher.

« Il n’y a rien de plus terrible que de ne pas savoir. »

Félix Allary, interview vidéo « Disparitions, mode d’emploi », avril 2021. Voir l’interview

Tout se joue d’abord sur une qualification, celle de « disparition inquiétante ». Tant qu’elle n’est pas retenue, aucune enquête n’est ouverte, et elle dépend de la seule appréciation de l’enquêteur qui reçoit la famille. C’est souvent là que tout se décide, parce que les premières heures ne se rattrapent pas : le chien pisteur, les données de téléphonie, les enregistrements de vidéosurveillance.

Les leviers qui restent ouverts

Tant qu’une disparition n’est pas expliquée, des leviers juridiques existent : se constituer partie civile pour accéder au dossier, demander des actes précis, faire entendre des témoins jamais auditionnés, contester une clôture ou solliciter la reprise des recherches. Ces demandes n’aboutissent que si elles sont précises. C’est là que le parcours de Maître Allary change les choses : il a passé sa carrière en police judiciaire, et il sait ce qu’une enquête de disparition doit contenir pour être complète.

La loi permet aussi d’enregistrer l’empreinte génétique des proches d’une personne disparue, avec leur accord écrit, pour rendre possible un rapprochement le jour où un corps est retrouvé. Encore faut-il qu’une procédure ait été ouverte, ce qui ramène à la qualification.

Il part de ce que vous savez, et de ce qui ne vous a jamais été expliqué. Les questions restées sans réponse, il les transforme en demandes d’actes.

« Il n’y a pas de fichier officiel des personnes disparues. »

Félix Allary, interview « Disparitions, mode d’emploi », avril 2021

Un premier appel suffit souvent à savoir s’il y a quelque chose à faire.